Nouvelles du 24 mars 2009

Les temps sont durs pour le ministre des Finances: crise économique oblige, les recettes sont à la baisse et les convoitises à la hausse. Armé du frein à l’endettement, Hans-Rudolf Merz s’efforce tant bien que mal de garder la maîtrise des dépenses, dont le propre est d’augmenter. Dans ce contexte, la décision du Parlement de porter de 0,4 à 0,5% du produit national brut la dotation de la coopération au développement ne lui facilite sûrement pas les choses.

Notre grand argentier n’a donc pas la vie facile, et c’est avec plaisir que nous lui donnons un petit coup de pouce sous forme de suggestion. A l’origine de la crise économique mondiale que nous traversons, il y a l’effondrement des marchés financiers et, en arrière-plan, une politique des marchés financiers qui a fait naufrage, en Suisse et dans le monde.

La crise économique qui en résulte frappe avec une dureté particulière les populations des pays de l’hémisphère Sud, qui voient leurs conditions de vie se dégrader un peu plus. Etant l’un des principales places financières mondiales, la Suisse se doit de faire montre d’un sens de la solidarité et des responsabilités qui soit à la hauteur de son statut. Compte tenu du rude coup porté à la réputation des institutions financières helvétiques et du refus que la Suisse a opposé durant de longues années aux demandes de dialogue concernant le secret bancaire, c’est en tant que président de la Confédération, et pas simplement comme ministre des Finances, que Hans-Rudolf Merz doit réagir.

Nous lui suggérons de se poser en leader et d’affirmer haut et fort: «Oui, la Suisse est solidaire et ne cherchera pas à échapper à ses responsabilités – nous sommes prêts à les assumer vis-à-vis des populations du Sud.»

Martin Leschhorn Strebel Membre de la direction

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