L’année 2018 et nous

Les collaboratrices et collaborateurs helvétiques des ONG actives dans le Sud de la planète travailleront-ils encore sur le terrain? N’auront-ils plus que des missions consultatives? Mis à part quelques petites organisations, n’y au-ra-t-il plus guère en Suisse que des grandes organisations de coopération au développement issues de fusions nationales et internationales?

Le Comité de Medicus Mundi Suisse a entrepris dernièrement une réflexion sur les défis qui se poseront dans dix ans aux organisations œuvrant dans la coopération au développement. Thèse principale: en 2018, une grande partie des ressources publiques et privées ira directement à des ONG du Sud. Quel-les seront les conséquences d’une telle évolution?

Etant donné que les ONG suisses accompliront par elles-mêmes moins de travail sur place dans le Sud, la récolte de fonds sera plus ardue. Le public ne percevra plus l’engagement d’organisations suisses comme directement utile et nécessaire. La légitimité politique de la coopération au développement s’affaiblira. Une des tâches principales des organisations helvétiques résidera dans le difficile travail de sensibilisation en faveur de leurs partenaires du Sud.

Nous ne possédons pas de boule de cristal. Et, on le sait bien, les choses n’évoluent pas toujours comme on l’imagine. Quoi qu’il en soit, MMS appuiera ses membres tout au long des changements à venir en mettant à leur disposi-tion des plates-formes de réflexion et d’apprentissage.

Martin Leschhorn Strebel Medicus Mundi Suisse

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